• Moi, je ne suis plus Moi
    Enfin, à peur pres. Faut dire que quand elle s'y colle il en reste plein les doigts
    Et l'erreur qu'on commet c'est dlaisser trop d'empreintes derriere soi
    C'est la panique qui deborde, et qui nous borde.
    N'aspirer qu'à la nuit, nu sans son propre sourire.
    Nul ne nie plus votre denuement.
    Pire, nul main ne se tend.

    J'irais remettre mes pendules ailleurs
    A l'heure ou je n'avais pas peur des leurres
    Dès lors le dire mais pas trop, trop peu pour decoder mes mots
    Fiere comme une statue qui tue le temps, je suis le lapin blanc
    Et il est dejà trop tard, je continue de me taire
    Sans faim, la paresse à remplacée l'ogresse
    Mais je nie toutes faiblesses


    "La fuite c'est bon pour les robinets"
    Et ca a tant coulé que j'avais un peu l'impression dgacher
    J'ai la pression dpas lacher, une impression de lacheté
    Jme défile si souvent que mon histoire est cousu de fil blanc
    Suffit de suivre les miettes laissées de temps en temps
    Jusqu'à ce qu'au bout ,
    Moi, je ne sois plus là

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  • I don't believe in the Moon...
    I think it's just the back of the Sun!


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  •  

     

    ***Je compte tout déchirer
    Sans trop croire au bonheur **       (par orgueil)

     


                                                                       Et si je tombe...



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  • C'est l'histoire d'un escargot de pluie, qui tomba amoureux de la plus joyeuse petite fille qui soit : la jolie Molly.

    Il n'y connaissait pas grand-chose lui, à l'amour, à la vie. Pas plus que ce qu'il avait pu en voir de la haut. Les gens se quittaient parfois sous ses larmes, ou s'y retrouvaient d'autres fois. La plupart du temps ils le fuyaient.

    Alors lorsque notre escargot de pluie rencontra Molly, il sut qu'il ne devait plus la quitter.
    Il l'accompagnait partout ou elle allait. Lorsqu'elle rentrait chez elle, il l'attendait patiemment dehors. Elle l'observait de sa fenêtre, et il se sentait aimé en retour.

    Les premiers temps, Molly s'était fait un devoir de profiter de sa pluie. Elle n'avait pas besoin de soleil pour être heureuse. Alors elle sautait dans les flaques, balançait parapluie et capuche et riait de sentir des gouttes d'eau dégouliner dans son dos.

    Cependant les jours passaient et l'écho de son rire résonnait de moins en moins souvent jusqu'à lui.
    Ou qu 'elle aille, quelque soit les personnes qui l'entouraient, l'escargot et ses larmes étaient toujours là. Omniprésents, impossible à ignorer.

    Molly était lasse. Elle ne respirait plus qu'à travers ses soupirs, tant et si bien qu'elle finit par chatouiller le nez du vent qui passait non loin.
    Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre la situation et il alla vite trouver l'escargot afin que cesse son désagrément. Il lui parla de ciel si bleu que c'était pur ennui de les regarder, lui raconta que certains dansaient même en espérant son arrivé, mais en vain il ne put le résonner.
    L'escargot n'écoutait pas. Il continuait d'arroser Molly pour qu'elle pousse jusqu'à lui.

    Seulement le vent n'était pas de ceux qui vous laisse décider et il fit la seul chose qui lui restait à faire : il souffla, et de plus en plus fort pour détacher le malheureux escargot qui s'accrochait désespérément à sa parcelle de ciel, grondant,
    crachant des éclairs comme on jette des bouteilles à la mer...inutilement...
    Il se trouvait déjà loin quand il cessa de se débattre et se laissa enfin porter.

    L'escargot continua alors à vivre comme il pleuvait, arrosant de ses larmes des contrées asséchées, noyant d'autres âmes que celle qui l'avait tant aimé.

    Avant le soulagement, c'est le vide qui surprit Molly. Comme au sortir d'une longue maladie. C'est par son absence qu'elle se rendit compte du poids qu'elle avait porté jusque là.

    Le vent le ramenera. Aussi surement que de nouveau il l'emportera.


    Alors entre temps, Molly court, court tant qu'elle peut, tant qu'elle est aussi légère et "dans l'autre sens que la terre"

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  • "Ouvrez, Ouvrez donc! J'accepte tout : les brodequins, les tenailles, le plombs fondu, les pincettes, le garrot, tout ce qui brûle, tout ce qui déchire, je veux souffrir pour de bon. plutôt cent morsures, plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle, qui caresse et qui ne fait jamais assez mal!"

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