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*Plus, Ne M'est Rien*

Puisqu'on Veut Faire Du Pain Des Miettes

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Mon pays etrange supporte tant d'etats | 09 novembre 2008

*Je trace les yeux baissés pour éviter ma mère*

                                            Faut dire qu'à la fin j'aurais plus trop l'air crédible, on a pas le droit de faire suporter aux autres notre éternelle tristesse. N'empeche que mon truc à moi c'est bien les montagnes russes et pas l'apnée. Haut, Bas, Haut, Bas, ca je sais faire. Mais nager, nager, sans distinguer ni le fond ni la surface...

                                            *Je veux je veux je veux toujours me porter bien *

Je veux rien d'autre...juste arreter d'etre la seule à encore pleurer. Mais je le dis pas, je jure que je le dis pas, je jure que personne saura. Pasque c'est l'orgueil qui me soutient, et ca le blesse de voir que je ne suis pas capable d'oublier . Alors,

*Le corps dans mon armure et le coeur bien fragile, je danse en avancant avec mes yeux mouillés *

                                                      Telle une funambule je traverse mon fil


Et si je tombe...

 

***Je compte tout déchirer
Sans trop croire au bonheur **   juste par orgueil

Publié par Lliane à 21:21:01 dans The Others | Commentaires (0) |

L'enfer, c'est les autres | 24 septembre 2008

"Ouvrez, Ouvrez donc! J'accepte tout : les brodequins, les tenailles, le plombs fondu, les pincettes, le garrot, tout ce qui brûle, tout ce qui déchire, je veux souffrir pour de bon. plutôt cent morsures, plutôt le fouet, le vitriol, que cette souffrance de tête, ce fantôme de souffrance, qui frôle, qui caresse et qui ne fait jamais assez mal!"

Publié par Lliane à 19:08:10 dans The Others | Commentaires (0) |

quand t'as touché le fond du fond ... | 12 septembre 2008

...Soit tu creves, soit tu remontes.

"Pendant tous ces jours de fièvres et d'agitation, il avait à peine éprouvé le besoin de psychanalyser, mais maintenant qu'il était seul, détendu, dans sa chambre, il sentait revenir, précis et angoissant, le vide et l'absence de passion masqués un temps par une surabondance d'images."


"Je ne peux rien dire, elle a souffert et pas moi. Ca lui donne des droits"
"Je conteste qu'une chose aussi inutile que la souffrance puisse donner des droits quels qu'ils soient, à qui que ce soit, sur quoi que ce soit."

Publié par Lliane à 23:56:58 dans The Others | Commentaires (0) |

Arrache moi... | 24 juillet 2008

La vie, c'est comme une dent
D'abord on y a pas pensé
On s'est contenté de mâcher
Et puis ça se gâte soudain
Ca vous fait mal, et on y tient
Et on la soigne et les soucis
Et pour qu'on soit vraiment guéri
Il faut vous l'arracher, la vie.

B.V.

Publié par Lliane à 20:08:29 dans The Others | Commentaires (1) |

SI c'est comme ca | 06 juin 2008

 

- Vraiment, dit le chat, ça ne m'intéresse pas énormément.
- Tu as tort, dit la souris. Je suis encore jeune, et jusqu' au dernier moment, j'étais bien nourrie.
- Mais je suis bien nourri aussi, dit le chat, et je n'ai pas du tout envie de me suicider, alors tu vois pourquoi je trouve ça anormal.
- C'est que tu ne l'as pas vu, dit la souris.
- Qu'est-ce qu'il fait ? demanda le chat.
Il n'avait pas très envie de le savoir. Il faisait chaud et ses poils étaient tous bien élastiques.
- Il est au bord de l'eau, dit la souris, il attend, et quand c'est l'heure, il va sur la planche et il s'arrête au milieu. Il regarde dans l'eau. Il voit quelque chose.
- Il ne peut pas voir grand-chose, dit le chat. Un nénuphar, peut-être.
- Oui, dit la souris, il attend qu'il remonte pour le tuer.
- C'est idiot, dit le chat, ça ne présente aucun intérêt.
- Quand l'heure est passée, continua la souris, il revient sur le bord et il regarde la photo.
- Il ne mange jamais? demanda le chat.
- Non, dit la souris, et il devient très faible, et je ne peux pas supporter ça. Un de ces jours, il va faire un faux pas en allant sur cette grande planche.
- Qu'est-ce que ça peut te faire? demanda le chat. Il est malheureux, alors?...
- Il n'est pas malheureux, dit la souris, il a de la peine. C'est ça que je ne peux pas supporter. Et puis il va tomber dans l'eau, il se penche trop.
- Alors, dit le chat, si c'est comme ça, je veux bien te rendre ce service, mais je ne sais pas pourquoi je dis "si c'est comme ça", parce que je ne comprends pas du tout.
- Tu es bien bon, dit la souris.
- Mets ta tête dans ma gueule, dit le chat, et attends.
- ça peut durer longtemps? demanda la souris.
- Le temps que quelqu'un me marche sur la queue, dit le chat; il me faut un réflexe rapide. Mais je la laisserai dépasser, n'aie pas peur.
La souris écarta les mâchoires du chat et fourra sa tête entre les dents aiguës. Elle la retira presque aussitôt.
- Dis donc, dit-elle, tu as mangé du requin, ce matin?
- Ecoute, dit le chat, si ça ne te plaît pas, tu peux t'en aller. Moi, ce truc-là, ça m'assomme. Tu te débrouilleras toute seule.
Il paraissait fâché.
- Ne te vexe pas, dit la souris.
Elle ferma ses petits yeux noirs et replaça sa tête en position. Le chat laissa reposer avec précaution ses canines acérées sur le cou doux et gris. Les moustaches noires de la souris se mêlaient aux siennes. Il déroula sa queue touffue et la laissa traîner sur le trottoir.
Il venait, en chantant, onze petites filles aveugles de l'orphelinat de Jules l'Apostolique.

Publié par Lliane à 00:24:34 dans The Others | Commentaires (0) |

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